Jessie – Stephen King

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Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gérald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes… si elles appellent à l’aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?

Jessie est présenté comme le huit clos de Stephen King, celui qui nous amène dans les plus profondes de nos phobies. Alléchant de première apport, je n’ai pourtant pas retrouvé l’ambiance annoncée.

L’histoire commence directement. Dès la première page on fait la connaissance de Jessie menottée au lit pour assouvir le fantasme de son mari Gérald. Le problème c’est que Jessie est de moins en moins fan de cette pratique et demande donc a son mari d’enlever les menottes. Ce dernier refuse et tente de la violer. Jessie se débat et lui décroche deux coups de pieds, un dans le ventre et l’autre dans les parties. Ce geste va mettre KO le “pauvre” Gérald pour toujours (réaction en chaîne provoquant une crise cardiaque). Jessie se retrouve donc seule, enchaînée à moitié nue, dans une maison isolée en pleine campagne du Maine.

Avec une pose de l’intrigue aussi rapide, je m’attendais à une histoire avec plus d’actions, de rebondissements. Malheureusement, notre Jessie va rester attachée à ce lit pendant la majeure partie du livre. Pendant qu’un chien est en train de se délecter du corps de Gérald, notre héroïne va se replonger dans son enfance avec l’aide de ses voix intérieures.

[Le chien] se penche en avant, levant les yeux pour ne pas perdre Jessie de vue, et saisit entre ses crocs le tronçon de tendon, de graisse et de cartilage qui avait jadis été le biceps droit de Gérald Burlingame. Tout en grognant, il tira violemment dessus.

Pour moi, le livre se découpe en deux histoires. La première, dans laquelle les voix intérieures et les rêves de Jessie vont nous apprendre ce qu’à endurée l’héroïne durant sa jeunesse et la deuxième où l’on suit Jessie qui tente de survivre et de se libérer de ses menottes.

Le moment que j’ai préféré du livre fait partie de “la deuxième histoire”, lorsque Jessie une fois libérée tente de s’enfuir. Il s’agit d’un passage oppressant, on a l’impression que de l’homme qui la poursuit est juste derrière nous. D’ailleurs, la description de l’homme m’a tout de suite faite penser à Slenderman !  Mais malheureusement, tout à coup, l’action se stoppe net.

A la fin de l’histoire, on comprend que les menottes représentaient la prison que Jessie s’était construite depuis toute petite pour garder enfermé les souvenirs de l’éclipse de 1963. On comprend également que lorsqu’elle s’est libérée de ses menottes, elle s’est libérée également de l’étreinte que ces souvenirs avaient sur elle.

En fin de compte, j’ai plutôt été déçu par ce livre. Je n’ai pas réussi à m’accrocher à Jessie et les moments d’action été bien trop bref.

Maintenant je m’attaque au cycle de Science-fiction de Frank Herbert : Dune. Il parait que ce cycle est supérieur à celui de Fondation (que j’ai adoré),. On va bien voir ça.

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